Pic Doppler

Ask the man who sticks his head in the mouth of a lion.

Your face is blowing away,

In a hasty way,

I wish I saw you today,

In a different way.

 

But the night spoils me most,

I am not scared about ghosts,

Tonight you gave me words I can’t recall,

I am feeling I am about to fall.

 

La forêt. Le Québec.

La forêt. Le Québec.

Toronto Islands

Toronto Islands

Billy Lunn

(Christoph Neumann Photography)

A. Turner, Suck it and see, acoustic version.

I like to think of the body as a landscape of pleasure, as a sensory meditation.

—Ernesto Neto

J’aime quand une œuvre d’art se destine au toucher. J’aime les associations de matières dont l’union est impensable. J’aime aussi la sensation de se retrouver dans un décor qui tend vers l’irréel.

Les œuvres d’Ernesto Neto, c’est un peu tout cela à la fois.  Le lycra, le nylon et le plastique notamment font partie des matières qu’il utilise pour les fines membranes de ses œuvres. Des membranes qui installent les limites avec le monde extérieur. Car dans ses installations, lieux de méditation aux allures extraterrestres,  il est question de limites entre la personne, le corps humain et l’environnement extérieur. C’est notamment le cas, lorsqu’à l’intérieur de ses œuvres, le monde extérieur apparaît rouge, vert, ou invisible à travers des éléments plus opaques par exemple. Par moment aussi, on s’imaginerait presque à l’intérieur d’un corps humain, ou entouré de plantes sous-marines.

Les œuvres d’Ernesto Neto, je les trouve plutôt comiques. Féériques. Ludiques. A des années lumières de l’ordinaire. Vous ai-je dit qu’Ernesto sera le prénom de mon futur fils ?

Images 1 + 2: Anthropodino

Image 3: Celula Nave

Image 4: Horizon Membrane Nave


(Source: Art Now Vol. 2 Taschen)

Nous t’aurions préparé des cupcakes. Le vin dans des verres roses en plastique. Les ballons suspendus au plafond. Tous les quatre avec ta Marz adorée, nous aurions dansé sur Michael Jackson. Nous aurions ri aussi, en revoyant ce vieux clip un brin kitsch des “figures imposées.”
Ce soir, j’aurais voulu que tout soit comme avant. Devant l’impossible, j’espère au moins que Michael te rend folle. We miss you babe.

Nous t’aurions préparé des cupcakes. Le vin dans des verres roses en plastique. Les ballons suspendus au plafond. Tous les quatre avec ta Marz adorée, nous aurions dansé sur Michael Jackson. Nous aurions ri aussi, en revoyant ce vieux clip un brin kitsch des “figures imposées.”

Ce soir, j’aurais voulu que tout soit comme avant. Devant l’impossible, j’espère au moins que Michael te rend folle. We miss you babe.

Qu’ils sont beaux ces instants. On oublierait presque que Papa est un Beatle. Linda Maccartney parvient à rendre si artistiques, si particuliers et si précieux ces moments intimes et ordinaires de la vie.  

Foals (Den Atelier, Luxembourg) 11 juillet 2011

33 secondes après l’ouverture de la vente, j’ai ouvert le courrier électronique me confirmant l’achat des tickets de concert. C’est qu’après les avoir manqués à maintes reprises à Bruxelles, je me devais de ne plus prendre de risques.

Artaban, un groupe électro luxembourgeois a assuré la première partie ce 11 juillet. Le concert avait déjà débuté lors de mon arrivée. Certes j’ai néanmoins pu découvrir quelques unes de leurs chansons ; de la musique électronique, du genre de celle que l’on programme à la fin de la soirée, lors de festivals. Pour faire danser la foule. A froid, ça ne marche pas… Le peu de personnes dans la salle était assez enthousiaste. La bonne humeur et la joie de jouer sur scène dégagées par le groupe y étaient sans doute pour quelque chose. Mais leur musique était franchement plate, avec des morceaux pour le moins similaires. Pour l’ambiance, nous reviendrons… lors d’autres événements plus favorables à leur musique, sans doute.

Ensuite, la salle s’est garnie, la lumière s’est éteinte et les premières notes de Blue Blood ont retenti. J’avais le souffle coupé. Les morceaux ont défilé, tantôt récents, tantôt plus anciens : Olympic Airways , Total life forever,  Balloons, Miami,… et enfin la plus attendue Spanish Sahara. Je l’ai pourtant écoutée des centaines de fois, mais cette nuit-là, j’en ai découvert une toute autre facette. En live, Spanish Sahara est sublime et dévorante. Prince m’avait pourtant prévenue, la musique n’existe qu’en live !

Aussi, cette force qu’a Foals d’enchaîner les changements de rythmes et cette habileté de passer de morceau en morceau sans accroc m’ont subjuguée. Puis, le groupe lui-même aussi. J’ai rarement vu des artistes donner autant d’ardeur et de force sur scène. La bière que Jimmy Smith déversait sur son visage ne suffisait pas à le refroidir. La scène, elle, leur paraissait microscopique, tellement d’ailleurs que Yannis lui a préféré le dessus des immenses baffles. Au sommet de celles-ci, il a joué, en extase, debout, affalé ensuite avant de faire un petit détour par la foule.

Le rappel a suivi, ils ont terminé par deux morceaux cultes, Cassius et Two steps  twice, chantés et hurlés par le public en entier, sans exception. Je ne sais pas pour les autres, mais j’aurais pu rester là toute la nuit. Yannis a vu juste : « C’est bien ici. »